Actualités

Bulletin et lettre d’information

Le bulletin de liaison trimestriel et la lettre d’information présentent le programme des activités de la Société ainsi que l’actualité de l’héraldique et de la sigillographie (publications, colloques, expositions, etc.).

Les anciens numéros sont consultables à partir du menu suivant :

Vous pouvez également retrouver les dernières parutions de la SFHS sur Academia.

Programme des réunions mensuelles

Les conférences de la Société française d’héraldique et de sigillographie sont gratuites et ouvertes à tous. À l’exception de l’Assemblée générale, les réunions de la Société ont lieu de 17h à 18h45 dans la salle d’albâtre du Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales (CARAN), 11 rue des Quatre-Fils, 75003 Paris. En cas de retard, appeler la salle d’albâtre (01 40 27 64 23) ou la sécurité des Archives nationales (01 40 27 66 15).

Assemblée générale 2019 : En raison des mouvements sociaux, l’Assemblée générale de la S.F.H.S., initialement prévue le 12 décembre 2019, aura lieu le jeudi 16 janvier à 16h30, en salle d’albâtre du CARAN (11 rue des Quatre-Fils – 75003 Paris). Elle sera suivie, à 17h45, d’une communication de Mme Caroline SIMONET : « Les références à l’Antique dans les sceaux du Moyen Âge ».

Séance du jeudi 20 février 2020 : Présentation par Mme Lucie JARDOT de son ouvrage Sceller et gouverner. Pratiques et représentations du pouvoir des comtesses de Flandre et de Hainaut (du XIIIe au XVe siècle), paru aux Presses universitaires de Rennes (janvier 2020) et conférence de M. Dominique DELGRANGE, secrétaire général de la S.F.H.S., au sujet d’une pièce comptable conservée aux Archives départementales du Nord (série B 6205), proposant la restitution du décor héraldique de la clôture placée devant le « Palais Rihour » à Lille en 1525.

Dates des autres séances du 1er semestre 2020 : jeudis 19 mars et 16 avril. Le programme de ces séances sera disponible prochainement sur cette page.

Annonces de parution

Lucie JARDOT, Sceller et gouverner. Pratiques et représentations du pouvoir des comtesses de Flandre et de Hainaut (XIIIe-XVe siècle), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2020. 387 pages. ISBN : 978-2-7535-7900-2. Prix : 28 €.

« Je devais au monde une descendance digne du grand homme que fut mon père, et mon époux ». C’est en ces termes que le poète Vasque Lucène réduit le rôle d’Isabelle de Portugal, à celui de fille, d’épouse et de mère, illustrant la conception du rôle des princesses à la fin du Moyen Age.
Ces liens dynastiques légitiment le pouvoir qu’elles exercent en tant qu’héritière, lieutenante, et régente. Les comtés de Flandre et de Hainaut sont le lieu d’un pouvoir au féminin à rebours de la conception française définie par la loi salique. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ont toutes exercé et représenté leur pouvoir. Dans ce cadre les sceaux, comme supports privilégiés de la représentation de soi, condensent par l’iconographie, l’héraldique et l’emblématique à la fois l’idéologie politique et la particularité de leur situation.
Cet ouvrage est l’occasion d’étudier le discours par l’image véhiculé par le sceau tout en le confrontant aux actes qui nous renseignent sur les effets concrets de leur gouvernement. Ce faisceau documentaire révèle la place des femmes au sein de leur lignée en brossant le portrait singulier de certaines d’entre elles. A travers l’histoire des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées.

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Brigitte BEDOS-REZAK (dir.), Seals – Making and Marking Connections across the Medieval World, ARC Humanities Press, 2019 (The Medieval Globe). 256 pages. ISBN: 9781641892568. Prix : 105 €.

En replaçant les pratiques médiévales de la pratique du scellement dans une perspective globale et comparative, les essais rassemblés dans ce volume remettent en question la vision habituelle des sceaux comme outils de clôture et de validation en usage depuis les débuts de la plus haute Antiquité. Loin d’être une technique universelle, le scellement se révèle comme un idiome flexible : l’introduction du bouddhisme dans la Chine médiévale ; l’islamisation des cultures sassanide et byzantine ; l’équilibre entre orthodoxie chrétienne et science musulmane ; le développement d’une conscience civile à Byzance ; les efforts des artisans pour promouvoir l’exportation de marchandises ; et l’évolution de la diplomatique, du nord de l’Europe à l’Indonésie. Cet examen de la documentation sigillaire, découverte en contexte archéologique, et des sceaux des cultures du monde médiéval montre comment la manipulation habile de leur iconographie, de leurs inscriptions, de leur technique et de leurs significations métaphoriques a permis de diffuser l’information, de transférer des influences, d’affirmer une hégémonie et de tisser des liens.

Sommaire : Cultural Transactions: An Introduction to Medieval Seals from a Global Perspective (Brigitte Bedos-Rezak); Seals as Conceptual and Ritual Tools in Chinese Buddhism, ca. 700-1000 CE (Paul Copp); Imprinting Powers: The Astrological Seal and Its Doctrinal Meanings in the Latin West (Nicolas Weill-Parot); Medieval Solution to an Early Modern Problem? The Royal Animal Seals of Jambi (Annabel Teh Gallop); Expressing New Rule: Seals from Early Islamic Egypt and Syria, 600-800 CE (Petra M. Sijpesteijn); The Formulation of Urban Identity on Byzantine Seals (Claudia Sode); A Mark of Quality: The Rise and Fall of the Cloth Seal (John Cherry); Archeology and Sigillography in Northern Europe (Michael Andersen); Medieval Treaties and the Diplomatic Aesthetic (Jessica Berenbeim).

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Laurent HABLOT, Manuel d’héraldique et d’emblématique médiévale. Des signes, une société, comprendre les emblèmes du Moyen Âge (XIIe-XVIe siècle), Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2019. Préface de Michel Pastoureau. 336 p., ill. couleurs – ISBN : 978-2-86906-689-2. Prix : 29 €.

Les décors héraldiques et emblématiques qui ornent encore châteaux, abbayes et maisons du Moyen Âge et de la période moderne, interpellent souvent l’observateur, qu’il soit amateur, étudiant ou même historien chevronné. à la fois séduits et intrigués par ces signes graphiques aussi esthétiques qu’étranges, les passionnés sont souvent décontenancés par l’apparente complexité de ces compositions, les termes techniques qui servent à les décrire ou encore les multiples interprétations qu’elles génèrent. Quel paradoxe pour des signes précisément créés pour communiquer, faire connaître et comprendre ! L’objectif de ce manuel, est de rendre accessibles à tous les innombrables informations que nous livrent les emblèmes du Moyen Âge, de faire partager au plus grand nombre les approches renouvelées de ces signes fascinants.
Cet ouvrage synthétique, fondé sur des analyses de sources et de cas pratiques appréhendés dans leurs contextes, sans négliger les fondamentaux du blason et une lecture théorique de ces emblèmes, propose une approche dynamique de l’emblématique vécue. Richement illustré, il offre les outils nécessaires pour décrypter non seulement les armoiries, mais aussi les cimiers, cris de guerre et devises.

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Laurent MACÉ, La majesté et la croix. Les sceaux de la maison des comtes de Toulouse (XIIe-XIIIe siècle), Toulouse, Presses Universitaires du Midi (coll. Tempus, 61), 2018, 16×24 cm, 390 p., 52 ill. couleurs, n&b – ISBN : 978-2-8107-0588-7 ; Prix : 30 €

Adresse de l’éditeur : Presses universitaires du Midi – Université Toulouse – Jean-Jaurès – 5, allées Antonio-Machado, F 31058 TOULOUSE cedex 9 (pum@univ-tlse2.fr ; 05-61-50-38-10).

L’apport des sources sigillaires à l’histoire des pratiques gouvernementales est notoire, il modifie sensiblement notre regard sur les grands princes du Moyen Âge central. Parmi eux, les comtes de Toulouse ont conçu des marques de cire (sceaux) et de plomb (bulles) qui articulent des enjeux liés à la fois à l’autorité et à la mémoire. L’exercice du pouvoir, ainsi que sa représentation, se réfère souvent à une noble origine qui doit sans cesse être réactivée au sein du lignage. La maison de Toulouse a innové en adoptant, au XIIe siècle, une image originale, la position de majesté, pour signifier son alliance prestigieuse et son étroite proximité avec la famille des rois capétiens. Elle a su également se distinguer dans le paysage emblématique d’un large Midi en créant un objet de communication d’une efficacité certaine, la croix raimondenque, c’est-à-dire la croix des comtes Raimond qui, aujourd’hui encore, investit notre panorama visuel.

Face à une tradition historiographique prompte à souligner les limites ou les défaillances de l’idéologie raimondine, cette étude tend à montrer l’importance cruciale de l’instrument sigillaire dans le contexte des années 1150-1250, alors que les comtes doivent sans cesse faire face aux tentatives d’expansion de leurs puissants voisins (rois d’Aragon-comtes de Barcelone, rois d’Angleterre-ducs d’Aquitaine, papauté et rois de France). Dans cette situation singulière, la majesté et la croix constituent une réponse visible et tangible ; elles légitiment une autorité dont le sens puise sa source dans la mémoire illustre des ancêtres.

Lire l’introduction et la table des matières sur le site de l’éditeur

Lire le compte rendu dans la Chronique bibliographique de la RFHS

Matrices de sceaux. Actes de la journée d’étude (Paris, INHA, 14 octobre 2014). Tome 86 de la Revue française d’héraldique et de sigillographie (année 2016), 4e trimestre 2018, ISSN 1158-3355. 20×28 cm, 162 p., ill. noir et blanc, et 8 p. de planches hors texte en couleur. Prix : 40 €.

Adresse du diffuseur : Les éditions du Léopard d’Or
8, rue Du Couédic – 74014 PARIS
www.leopardor.fr
leoparddor@gmail.fr
Tél. : 01 43 27 57 98 / 01 43 20 35 10

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Mise en ligne


La bibliothèque royale Albert Ier a mis en ligne le célèbre armorial de Gelre. Ce chef d’œuvre du dessin héraldique de la fin du XIVe siècle peut désormais être consulté en haute résolution sur la bibliothèque numérique en ligne Belgica.

Ce fac-simile numérique pourra désormais remplacer la très belle interprétation qu’avait donné Victor Bouton de l’armorial au XIXe siècle et qui avait servi d’illustration à l’édition scientifique récente de Michel Popoff (Le Léopard d’or, 2012).