Actualités

Bulletin et lettre d’information

Le bulletin de liaison trimestriel et la lettre d’information présentent le programme des activités de la Société ainsi que l’actualité de l’héraldique et de la sigillographie (publications, colloques, expositions, etc.).

Les anciens numéros sont consultables à partir du menu suivant :

Vous pouvez également retrouver les dernières parutions de la SFHS sur Academia .

Programme des réunions mensuelles

Les conférences de la Société française d’héraldique et de sigillographie sont gratuites et ouvertes à tous. À l’exception de l’Assemblée générale, les réunions de la Société ont lieu de 17h à 18h45 dans la salle d’albâtre du Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales (CARAN), 11 rue des Quatre-Fils, 75003 Paris. En cas de retard, appeler la salle d’albâtre (01 40 27 64 23) ou la sécurité des Archives nationales (01 40 27 66 15).

Exceptionnellement, en raison des travaux en cours au CARAN, la séance du jeudi 20 juin 2019 se tiendra à l’IRHT, au 40 avenue d’Iéna (salle Jeanne Vieillard, 1er étage). Accès par la station Iéna (ligne 9) ou la station Boissière (ligne 6). Accueil à partir de 16 h 45. M. Edouard BOUYE, directeur des Archives départementales de la Côte-d’Or, animera une conférence sur l’héraldique russe.

Colloques à venir

Le sceau, medium de communication et de transfert dans l’Europe médiévale (université de Bonn, 4-6 juin 2019). Organisateurs : Andrea Stieldorf et Markus Spaëth. 

Dans le cadre des recherches interdisciplinaires récentes sur le sceau médiéval, la question de sa diffusion se pose de plus en plus clairement. Les communications de ce colloque, réparties à l’intérieur de cinq sections thématiques, examineront le sceau en tant que médium sous deux angles d’approche. D’une part, en tant qu’outil de communication, puisqu’il dit l’identité de l’auteur du document sur de longues distances, non seulement par l’image mais aussi par la couleur de la cire ou la technique de scellement. D’autre part, parce que le sceau est le support de transfert d’idées et de concepts au sein de différents espaces géographiques, sociaux ou culturels.

Programme et renseignements

Hiérarchies héraldiques : identités, statuts et interventions de l’État dans l’héraldique moderne (XVe–XVIIIe siècles). 21e Colloque de l’Académie Internationale d’Héraldique (Anvers, 18-20 septembre 2019). Entre le milieu du quinzième et la fin du dix-huitième siècle, l’intervention croissante de l’État monarchique dans les moyens d’exprimer le statut social, ainsi qu’une tendance à l’aristocratisation, marquèrent profondément les représentations et significations accordées aux armoiries sur le long terme, et ce jusqu’à nos jours. Ce colloque vise donc à placer ces développements dans une nouvelle perspective en explorant la capacité de l’héraldique moderne à représenter, voire modeler les hiérarchies sociopolitiques.

Renseignements et inscriptions

Annonce de parution

Laurent HABLOT, Manuel d’héraldique et d’emblématique médiévale. Des signes, une société, comprendre les emblèmes du Moyen Âge (XIIe-XVIe siècle), Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2019. Préface de Michel Pastoureau. 336 p., ill. couleurs – ISBN : 978-2-86906-689-2 ; Prix : 29 €

Les décors héraldiques et emblématiques qui ornent encore châteaux, abbayes et maisons du Moyen Âge et de la période moderne, interpellent souvent l’observateur, qu’il soit amateur, étudiant ou même historien chevronné. à la fois séduits et intrigués par ces signes graphiques aussi esthétiques qu’étranges, les passionnés sont souvent décontenancés par l’apparente complexité de ces compositions, les termes techniques qui servent à les décrire ou encore les multiples interprétations qu’elles génèrent. Quel paradoxe pour des signes précisément créés pour communiquer, faire connaître et comprendre ! L’objectif de ce manuel, est de rendre accessibles à tous les innombrables informations que nous livrent les emblèmes du Moyen Âge, de faire partager au plus grand nombre les approches renouvelées de ces signes fascinants.
Cet ouvrage synthétique, fondé sur des analyses de sources et de cas pratiques appréhendés dans leurs contextes, sans négliger les fondamentaux du blason et une lecture théorique de ces emblèmes, propose une approche dynamique de l’emblématique vécue. Richement illustré, il offre les outils nécessaires pour décrypter non seulement les armoiries, mais aussi les cimiers, cris de guerre et devises.

Voir le site de l’éditeur

Laurent MACÉ, La majesté et la croix. Les sceaux de la maison des comtes de Toulouse (XIIe-XIIIe siècle), Toulouse, Presses Universitaires du Midi (coll. Tempus, 61), 2018, 16×24 cm, 390 p., 52 ill. couleurs, n&b – ISBN : 978-2-8107-0588-7 ; Prix : 30 €

Adresse de l’éditeur : Presses universitaires du Midi – Université Toulouse – Jean-Jaurès – 5, allées Antonio-Machado, F 31058 TOULOUSE cedex 9 (pum@univ-tlse2.fr ; 05-61-50-38-10).

L’apport des sources sigillaires à l’histoire des pratiques gouvernementales est notoire, il modifie sensiblement notre regard sur les grands princes du Moyen Âge central. Parmi eux, les comtes de Toulouse ont conçu des marques de cire (sceaux) et de plomb (bulles) qui articulent des enjeux liés à la fois à l’autorité et à la mémoire. L’exercice du pouvoir, ainsi que sa représentation, se réfère souvent à une noble origine qui doit sans cesse être réactivée au sein du lignage. La maison de Toulouse a innové en adoptant, au XIIe siècle, une image originale, la position de majesté, pour signifier son alliance prestigieuse et son étroite proximité avec la famille des rois capétiens. Elle a su également se distinguer dans le paysage emblématique d’un large Midi en créant un objet de communication d’une efficacité certaine, la croix raimondenque, c’est-à-dire la croix des comtes Raimond qui, aujourd’hui encore, investit notre panorama visuel.

Face à une tradition historiographique prompte à souligner les limites ou les défaillances de l’idéologie raimondine, cette étude tend à montrer l’importance cruciale de l’instrument sigillaire dans le contexte des années 1150-1250, alors que les comtes doivent sans cesse faire face aux tentatives d’expansion de leurs puissants voisins (rois d’Aragon-comtes de Barcelone, rois d’Angleterre-ducs d’Aquitaine, papauté et rois de France). Dans cette situation singulière, la majesté et la croix constituent une réponse visible et tangible ; elles légitiment une autorité dont le sens puise sa source dans la mémoire illustre des ancêtres.

Lire l’introduction et la table des matières sur le site de l’éditeur

Lire le compte rendu dans la Chronique bibliographique de la RFHS

Matrices de sceaux. Parution des Actes de la journée d’étude (INHA, 14 octobre 2014)
Les Actes de la journée d’étude internationale consacrée aux matrices de sceaux, organisée par la Société française d’héraldique et de sigillographie à l’Institut national d’histoire de l’art le 14 octobre 2014, sont disponibles auprès des Editions du Léopard d’Or.
Tome 86 de la Revue française d’héraldique et de sigillographie (année 2016)
Un volume broché, 20×28 cm, 162 p., ill. noir et blanc, et 8 p. de planches hors texte en couleur. Couverture pelliculée en couleur.
ISSN 1158-3355. Publié par la Société française d’héraldique et de sigillographie, Paris, 4e trimestre 2018.
Voir le sommaire.
Il sera envoyé aux adhérents à jour de toutes leurs cotisations. Les institutions et les personnes non membres de la SFHS doivent adresser leur commande aux éditions du Léopard d’Or, diffuseur officiel (Prix : 40 €, frais de port non inclus).
Les éditions du Léopard d’Or
8, rue Du Couédic – 74014 PARIS (France)
www.leopardor.fr
leoparddor@gmail.fr
Tél. : 01 43 27 57 98 / 01 43 20 35 10

Nouveautés sur le site

Mise en ligne de nouveaux articles, de la Bibliographie de la sigillographie française (2001-2010) et de la version préparatoire (2011-2018) dans la rubrique Etudes en ligne. Voir la rubrique
La version 2018 de la Table et index de la Revue française d’héraldique et de sigillographie (1938-2018), intégrant désormais les travaux édités en ligne, est disponible dans la rubrique Revue française d’héraldique et de sigillographie. Lire.
La rubrique Colloque et conférences permet désormais de retrouver la programmation passée des conférences de la Société entre 2001 et 2018. Voir la rubrique
La rubrique Travaux universitaires, qui présente quelques-uns des mémoires de master, de thèses et de thèses HDR soutenues ces dernières années en France en sigillographie et en héraldique, a été augmentée de deux travaux soutenus en juin 2017 à l’université de Toulouse-Jean Jaurès sous la direction de notre confrère Laurent Macé. Voir la rubrique
La rubrique Bibliographies et recensions a été augmentée le 19 février 2018 du compte rendu de l’ouvrage sous la direction de Ph. R. Schofield, Seals in their context in the Middle Ages, Oxford, 2015. Lire

 

Conférences d’emblématique occidentale (EPHE)

Les conférences auront lieu cette année 54, Boulevard Raspail (salle 26) – et non plus en Sorbonne – et, dès que possible, à la salle Jean Favier des Archives nationales (CARAN) pour les conférences du jeudi ou sur site pour les conférences du vendredi.

Conférences de master : l’emblématique et le sceau

Un jeudi sur deux de 14h à 16h, 54 Bd Raspail, (salle 26) ou CARAN (sauf jours de réunions SFHS) à partir du 18 octobre.
Liste (provisoire) des thèmes abordés

  • Principes généraux, état de l’art et études de cas (Laurent Hablot)
  • La connexion sigillographique Beaumont-Fitzwalter-Quincy (Laurent Hablot)
  • La base SIGILLA (Philippe Jacquet)
  • L’emblématique des sceaux de Jean de Berry (Laurent Hablot)
  • Les animaux « à la cape » (Dominique Delgrange)
  • Les sceaux des rois de France (S. Marchand)
  • Le vêtement héraldique dans les sceaux (M. Stephan)
  • Les sceaux des Ecossais (P. Arras)
  • Les sceaux bretons, la base SIgillothèque (Martine Fabre)
  • Les sceaux dans les collections Gaignières et COLLECTA (Anne Ritz-Guilbert)

Conférences doctorales : L’emblématique monumentale

Un vendredi sur deux de 10 à 16h, à partir du 19 octobre. Liste (provisoire) des thèmes abordés

  • L’emblématique monumentale dans COLLECTA
  • ARMMA en Ile-de-France
  • Le château de Marcoussis et l’emblématique des Montaigu
  • Le site d’Orville
  • Les vitraux de Saint-Séverin

Legs de Monsieur Pierre Joseph (1945-2015) aux Archives nationales. Les collections du Centre de Sigillographie et d’Héraldique s’enrichissent de près de 200 nouvelles références.

En novembre 2017, le Centre de Sigillographie et d’Héraldique des Archives nationales s’est enrichi de près de 200 ouvrages d’Héraldique, formant la bibliothèque de feu M. Pierre Joseph (1945-2015), ancien membre de la Société française de Sigillographie et d’Héraldique. Cette opération a été rendue possible grâce à la générosité et à la collaboration active de son frère Dominique Joseph co-auteur de cette notice. Dominique Joseph a fourni un rigoureux travail d’inventaire et de saisie des ouvrages de son défunt frère. Qu’il en soit chaleureusement remercié.Pierre JOSEPH est né à Chamalières (Puy-de-Dôme) le 19 juin 1945 et mort à Senlis (Oise) le 4 juin 2015.

Sa passion pour l’héraldique et la sigillographie remonte à ses années d’enfance et d’adolescence à Nancy (Meurthe-et-Moselle) où il s’intéresse à l’histoire du duché de Lorraine.

Si sa carrière professionnelle dans la fonction publique d’État – où il a essentiellement œuvré au Ministère de la Santé (1970-2009) en tant qu’inspecteur – n’a pas de rapport avec ses centres d’intérêt à caractère historique, il a, tout au long de sa vie, constitué une bibliothèque axée principalement sur les disciplines annexes de l’histoire que sont l’héraldique, la sigillographie et la vexillologie, sans négliger pour autant l’histoire, en tant que telle, et les arts picturaux.

Parallèlement, il a adhéré à la Société française d’héraldique et de sigillographie ainsi qu’à la Société suisse d’héraldique.

Mettant à profit les quelques années de loisirs que lui a offert sa courte retraite à partir de 2010, il a publié en 2011 aux Archives héraldiques suisses un cahier spécial intitulé Héraldique, sigillographie et emblèmes dans l’œuvre d’Hergé, mais la mort ne lui aura pas laissé le temps de mener à bien une étude, à caractère à la fois historique et héraldique, sur la famille et les armoiries du comte de Châteauvillain (Champagne) au début du XVIIe siècle. L’idée de cette étude est partie de sa découverte des armoiries de Scipion da Diacceto dans la chapelle de la Trinité, récemment restaurée, à Châteauvillain (Haute-Marne). Il s’agissait, en l’occurrence, des armoiries des familles da Diacceto, originaire de Toscane, et Acquaviva d’Aragon, du royaume de Naples.

Ceci explique qu’il avait, assez récemment, étoffé notablement la partie italienne de sa bibliothèque héraldique et rassemblé, par ailleurs, une considérable documentation iconographique sur l’histoire de ces deux familles (et leurs alliés), mais également fait des recherches très fouillées sur Ludovic daDiacceto, père de Scipion et comte de Châteauvillain entre 1579 et 1593, dont le séjour en France, d’abord à Lyon, puis à Paris, conduisit ce personnage dans le proche entourage du roi.

Au total, ce sont près de deux cents références qui viennent compléter et enrichir les collections du Centre de Sigillographie et d’Héraldique. Parmi elles, on distingue deux ensembles consacrés à l’Héraldique italienne et allemande, ouvrages venant combler une lacune importante d’un fonds jusqu’alors essentiellement consacré à la France. Aux côtés de travaux de Michel Pastoureau, d’Hervé Pinoteau ou de Michel Popoff, pour ne citer que ces auteurs, on compte de nombreux armoriaux départementaux, des ouvrages spécialisés, des études particulières (plaques de cheminées, drapeaux et étendards…).

Aujourd’hui catalogués, ces titres sont librement consultables au Centre de Sigillographie et d’Héraldique des Archives nationales.

La liste exhaustive des ouvrages reçus est disponible au lien suivant.

Annonce de parution

Ambre VILAIN, Imago urbis. Les sceaux de villes au Moyen Âge, Paris, CTHS, coll. « L’Art et l’Essai », 2018, 360 p., ill., 38 €. Cet ouvrage est l’édition remaniée de la thèse soutenue par l’auteur à l’Université Charles De Gaulle-Lille III sous la direction de Christian Heck en 2011.
En savoir plus
Les Actes du colloque « Seals ans Status (800-1700) »organisé au British Museum les 4, 5 et 6 décembre 2015, ont paru en avril 2018 sous le titre Seals and Status: Power of Objects (John Cherry, Jessica Berenbeim et Lloyd de Beer, éd.), Oxford, Oxbow Books, 2018 (40 £).
Voir l’annonce
Le tome IV des Actes des colloques « Héraldique et numismatique », correspondant aux journées tenues au Havre les 19 et 20 septembre 2013, vient de paraître (Presses universitaires de Rouen-Le Havre, 2018, ISBN 979-10-240-0863-9, 27 €). Voir l’annonce
G. Bartholeyns, M. Bourin et P.-O. Dittmar (dir.), Images de soi dans l’Univers domestique, XIIIe-XVIe siècle, Rennes, PUR, 2018, 248 p. Ill. Couleurs et N & B. Cet collectif ouvrage met fin à un cycle de travaux entamé il y a quelques années à l’EHESS autour des décors domestiques. On y trouvera plusieurs contributions de dédiées à l’héraldique et à la sigillographie.
Voir l’annonce (table des matières dans l’onglet « documents »).
Laurent HABLOT, « The Van Lymborch Brothers: Heraldic Painters ? 
The Role of Heraldic and Emblematic Motifs in the Art of the Van Lymborch Brothers », The Maelwael Van Limburg Studies, dir. A. Stufkens, Nimègue, 2018, p. 113-129.
Laurent HABLOT, « Heraldic justice in the Middle Ages », Courts of Chivalry and Admiralty in Later Medieval England and France, dir. A. Musson et N. Ramsay, Boydell Press, Woodbridge, 2018, p. 29-46.
Laurent HABLOT, « Des fleurs de lis sur un lit d’épines », Historia, numéro spécial « L’Écosse des Highlanders, mythes et réalité », juillet-août 2018, p. 16-17 ; « Le chardon, tout un symbole », p. 58-59 ; « Le Scot sait se tenir à carreaux », p. 77-81

Mises en ligne de sources

Amorial Nassau-Vianden – Koninklijke Bibliotheek, La Haye, ms. 1900 A 016.La bibliothèque royale des Pays-Bas (La Haye) a mis en ligne le plus ancien armorial consacré à la famille de Nassau grâce à la générosité du Fonds Mondriaan, du Fonds culturel « Prince Bernhard » et de l’Association des amis de la bibliothèque. Il a été composé à la fin du XVe siècle (v. 1490). Il s’ouvre sur l’image d’un héraut en cotte d’armes soulevant son chapeau, ce qui fait croire qu’il a pu être l’œuvre d’un officier d’armes (héraut ou poursuivant) d’Engelbert II de Nassau-Bréda.

Les Archives nationales ont mis en ligne l’inventaire du fonds « Robert et Mireille Louis (1882-2007) ». Les créations originales d’héraldique de Robert Louis, pour les communes notamment, ont contribué par leur style graphique au renouveau de l’art héraldique en France dans la seconde moitié du XXe siècle.
Accéder à l’inventaire

Articles en ligne

Quelques représentations de scellage en Chancellerie. A lire sur le site Trésors de cire. Sceaux et actes scellés de la Bibliothèque nationale de France (mise en ligne : 13.09.2016).
« La maison de Bérenger Mage, viguier de Lagrasse au XIIIe siècle, et son plafond peint armorié ». LANGLOIS (Gauthier), FOLTRAN (Julien), SARRET (Jean-Pierre). – « La maison de Bérenger Mage, viguier de Lagrasse au XIIIe siècle, et son plafond peint armorié », Bulletin de la Société d’études scientifiques de l’Aude, tome CXVI, 2016, p. 41-54 et supplément numérique en ligne sur Academia.edu.